Solvants


Acétone - Ether - Toluène - Trichloréthylène

Pharmacologie


Substances aux propriétés sédatives dont les mécanismes pharmacologiques restent inconnus.

 

Potentiel de dépendance


Dépendance psychique forte.

Syndrome de sevrage : céphalées, fatigue, perte d'appétit, nausées, vomissements, tremblements, crampes, hallucinations, delirium tremens.

Tolérance de développement rapide.

 

Signes d'imprégnation


Voir critères d'intoxication du DSM IV.

Odeur du sujet ou de ses vêtements.

Irritation oculaire, larmoiements.

Irritation nasale et péribuccale.

Sinusite chronique, épistaxis fréquentes.

Céphalées chroniques.

Reniflement régulier des manches ou du col des vêtements.

 

Risques


Immédiats

Asphyxie, dépression respiratoire.

Arythmie cardiaque.

Oedème cérébral, convulsions, troubles de la coordination.

Le toluène peut donner des nausées, des vomissements, une acidose liée à la formation d'un métabolite l'acide benzoïque.

 

Liés à une utilisation chronique

Toux chronique.

Perte de poids.

Lésions neurologiques irréversibles : démence, rigidité musculaire, tremblements, surdité, neuropathie.

Intoxication par le plomb qui parfois est un contaminant des certains solvants.

Atteintes hépatiques et rénales.

Parfois hypertension artérielle.

 

Grossesse


Syndrome de sevrage chez le nouveau-né : pleurs excessifs, insomnie, tremblements, hypotonie, troubles de l'alimentation, reflexe de Moro marqué, qui se manifeste en général dans les premières 24 heures de vie, et de durée moyenne de 6 jours, et pour lequel le phénobarbital, selon certains auteurs, semblerait efficace.

 

Effets recherchés


Cuite éclair : excitation et réduction des inhibitions temporaires, puis ivresse, étourdissement, vertiges.

Légères hallucinations visuelles, état délirant à fortes doses.

Utilisé comme substitut de l'alcool.

Surtout utilisés par les jeunes adolescents (10 à 17 ans), parfois chez certains adultes immatures sur le plan psychologique.

 

Modalités de prise


Sniffing : inhalation du produit directement à partir de son récipient.

Huffing : inhalation à partir d'un chiffon imbibé de produit placé directement dans la bouche.

Bagging : inhalation du contenu d'un sac en plastique.

Spraying : pulvérisation d'un aérosol directement dans les cavités nasales ou buccales.

L'ingestion est très rare.

 

Prise en charge


Bilans ORL, pneumologique et neurologique.

Les utilisateurs chroniques doivent être hospitalisés si possible pour conduire le sevrage. L'amélioration est évaluée par des bilans neurologiques et psychométriques réguliers, mais la persistance du solvant au niveau cérébral est variable et méconnue.

Le maintien de l'abstinence repose sur des thérapies cognitivo-comportementales, l'hypnose et la psychothérapie, accompagnées d'une séparation du milieu familial s'il est délétère. L'accent doit être mis sur la réintégration sociale et scolaire.

 

Interactions


Potentialisation des effets d'autres sédatifs.