Neuroleptiques



Pharmacologie


Blocage des récepteurs dopaminergiques D1, D2, D3 et D4, plus ou moins important selon les neuroleptiques.

Ils peuvent par ailleurs bloquer au niveau post synaptique les récepteurs cholinergique M1, sérotoninergique 5HT2, histaminergique H1, adrénergique alpha-1.

 

Potentiel de dépendance


Dépendance psychique nul ou faible.

 

Syndrome de sevrage

Il n'existe pas à proprement parler un syndrome de sevrage aux neuroleptiques, mais plusieurs formes :

- signes cholinergiques : nausées, vomissements, diarrhées, sueurs, céphalées, augmentation de l'appétit, dysgueusie, vertiges, baillements, anxiété, irritabilité, insomnie, confusion. Majoré par l'arrêt simultané des anticholinergiques. Apparait 1 à 4 jours après l'arrêt du traitement, et peut persister 1 à 3 semaines. Surtout avec les phénothiazines.

- dyskinésies aiguës : akathisie, mouvements choréo-athétosiques qui apparaissent ou s'aggravent quelques jours après l'arrêt et régressent spontanément. Liées à une hypersensibilité des récepteurs dopaminergiques au niveau nigrostrié. Peut entrainer une hyperthermie, une déshydratation.

- dyskinésie tardive ou dyskinésie masquée : apparait après plusieurs semaines, peut ne pas disparaitre voire s'aggraver

- syndrome parkinsonien : tremblement, hypertonie, rigidité, surtout en cas d'arrêt simultané des anticholinergiques, pouvant persister plusieurs mois après l'arrêt du traitement.

- rechute psychotique : liée à une hypersensibilité des récepteurs dopaminergiques au niveau mésolimbique. Peut être associée à des dyskinésies. Elles sont améliorées par une reprise du traitement neuroleptique. Elles sont aggravées par la Ldopa, et les amphétamines.

Avec la clozapine spécifiquement : agitation, confusion, sueurs, incontinence, mouvement choréoathétosiques, tics, troubles obsessionnels compulsifs, hallucinations visuelles, améliorés par une reprise de la clozapine.

 

Tolérance

Aux effets anticholinergiques.

Prise en charge


Prévention du syndrome de sevrage

Arrêter systématiquement les traitements neuroleptiques, surtout ceux à forte activité anticholinergique, sur une durée de 1 à 2 semaines, et éviter de faire coïncider sur la même période le sevrage aux anticholinergiques.

 

Syndrome de sevrage avéré

- signes cholinergiques : benzodiazépines et anticholinergiques si nécessaire.

- syndrome parkinsonnien : réintroduire les anticholinergiques

- dyskinésies aiguës : anxiolytiques, reprise du traitement neuroleptique à faible doses si nécessaire

- dyskinésie tardive ou dyskinésie masquée : selon la gravité abstention thérapeutique ou reprise du traitement neuroleptique et/ou anticholinergique

- psychose : reprise du traitement neuroleptique à posologie équivalente à celle de la dernière prise