Héroïne
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Pharmacologie
Agoniste mu complet.
Potentiel de dépendance
Dépendance psychique très forte.
Syndrome de sevrage : apparition 6 heures après la dernière prise. Sa durée dépasse rarement 4 ou 5 jours. Peut être fatal chez des sujets en très mauvaise condition (rare). Mais certains symptômes tels que insomnie, irritabilité, dépression peuvent persister plusieurs semaines.
Tolérance.
Signes d'imprégnation
Voir opioïdes.
Risques
Immédiats
Overdose liée aux variations de doses : coma, complication de coma, décès, liés à la dépression respiratoire ou à une défaillance cardiaque.
Crise d'asthme.
Oedème pulmonaire par hypoxie ou par action directe au niveau des capillaires respiratoires.
Pneumopathie éosinophilique en cas d'inhalation.
Myalgies paravertébrales, arthralgies, fièvre associée à l'usage d'héroïne brune, qui disparaissent en quelques jours après l'arrêt.
Risques liés à l'injection intraveineuse.
Liés à une utilisation chronique
Ulcération et perforation de la cloison nasale, lorsque l'héroine est prisée, surtout en cas d'association avec la cocaïne.
Pigmentation des trajets veineux, dus aux injections non stériles et la stérilisation des aiguilles avec des allumettes.
Emboles d'additifs (talc, amidon, Ajax®) au niveau pulmonaire, hépatique, rénal, cérébral.
Rhabdomyolyse.
Glomérulonéphrite.
Myopathie chronique indolores, proximale ou généralisée, avec enzymes normales, et tracé EMG mixte, et une histologie aspécifique.
Dénutrition.
Grossesse
Avortement spontanés.
Poids de naissance inférieur.
Syndrome de sevrage chez 50 à 90 % des mères héroïnodépendantes, mortel dans 3 à 30 % des cas en l'absence de prise en charge.
Effets recherchés
"Flash" : euphorie, chaleur cutanée, sécheresse buccale, lourdeur des extrémités, puis alternance éveil/somnolence avec fort ralentissement psychique.
Augmentation de la pureté et des quantités d'héroïne disponible dans la rue.
Injectée, fumée, prisée.
Souvent consommation associée au cannabis à la cocaïne 30 %, aux benzodiazépines.
Souvent coupée avec de la quinine.
Parfois pris en association avec la cocaïne "speed ball" pour éviter le crash et la dysphorie qui suivent la prise de cocaïne.
Prise en charge
La première consultation a lieu en moyenne après 3 ans d'usage régulier.
Voir opioïdes.
Suivi biologique : détection de 6-monoacétylmorphine dans les urines. La présence de morphine dans les urines peut signer la présence de codéine, de morphine ou d'héroïne.
Pharmacocinétique
Molécule très lipophile, qui pénètre très rapidement au niveau du cerveau.
Demi-vie courte : 1 à 2 heures.
Métabolisée en 6-monoacétylmorphine, morphine, morphine-6-glucuronide, et codéine.