Anticholinergiques



Akineton® - Artane® - Atropine - Belladone - Benzatropine - Bipéridène - Datura - Disipal® - Hyoscyamine - Jusquiame - Lepticur® - Mandragore - Procyclidine - Scopolamine - Triexyphénidyle - Tropatépine

 

Pharmacologie


Antagonistes des récepteurs muscariniques M1.

 

Potentiel de dépendance


Dépendance psychique faible à modérée, qui se développe au long cours, mais les posologies et les durées de traitement minimales conduisant à cet état de dépendance ne sont pas connus. Surtout chez les patients psychiatriques traités pour des syndromes extrapyramidaux iatrogènes.

Syndrome de sevrage rare et de diagnostic difficile : nervosité, insomnie, dépression, tremblements, céphalées, nausées, vomissements, syndrome confusionnel.

Tolérance non décrite.

 

Signes d'imprégnation


Mydriase, syndrome confusionnel, amnésie.

Constipation et absence de nausées, contrairement aux autres hallucinogènes.

 

Risques


Immédiats

Troubles neuropsychiques : désorientation, confusion, troubles mnésiques, troubles de l'élocution, de la motricité, paranoïa, délire, agitation, convulsions.

Troubles neurovégétatifs : mydriase, sécheresse buccale, tachycardie, hyperthermie, flush facial scarlatiforme, collapsus cardiorespiratoire.

Somnolence pouvant se prolonger sur 48 heures.

 

Liés à une utilisation chronique

Désorientation, confusion, anxiété, attaque de panique, psychose persistant même après l'arrêt du produit, troubles mnésiques réversibles portant sur la mémoire à court terme(diagnostic différentiel avec la pathologie psychiatrique sous-jacente), dyskinésies.

Signes atropiniques.

 

Grossesse


Risque tératogène

Inconnu ou à préciser par des études complémentaires selon les produits.

 

Autres risques

Effets anticholinergiques chez le nouveau-né. Surveiller ses fonctions cardiaques et digestives.

 

Effets recherchés


Euphorie, puis hallucinations visuelles, auditives, tactiles (mais elles sont peu mémorisées, d'où un usage occasionnel), puis sédation.

Pour obtenir un effet les produits doivent être pris à fortes doses, en association avec l'alcool. Seule la scopolamine à faibles doses semble présenter un intérêt (euphorie puis sédation).

 

Modalités de prise


Médicaments par voie orale : Artane® essentiellement.

L'utilisation des plantes est rare du fait de leur forte toxicité et de leurs importants effets latéraux.

 

Prise en charge


Arrêt des produits relativement facile à envisager. Administrer du propranolol ou du diazépam en cas de syndrome de sevrage.

Diminution de posologie progressive chez les patients atteints de troubles extrapyramidaux, pour éviter le rebond.

Dosages non effectués en pratique quotidienne de laboratoire.

 

Pharmacocinétique


Effets prolongés, contrairement aux autres hallucinogènes, pendant 24 à 48 heures.

 

Interactions


Potentialisation des médicaments aux propriétés anticholinergiques : neuroleptiques, antidépresseurs, antihistaminiques H1, disopyramide, tiemonium.

Antagonisme vis à vis des médicaments aux propriétés cholinergiques.