Anorexigènes


Amfépramone - Benfluorex - Clobenzorex - Dexfenfluramine - Diethylporpion - Dinintel® - Fenfluramine - Fenproporex - Isoméride® - Médiator® - Moderatan® - Phenmetrazine - Phentermine - Pink hearts - Pondéral® - Prefamone® - Robin's eggs - Tenuate®

 

Pharmacologie


Action amphétamine-like (d-amphétamine, phenmétrazine, phentermine, amfépramone, mazindol, phenylpropanolamine) ou sérotoninergique (dex et fenfluramine activent directement les récepteurs sérotoninergiques, fluoxétine).

Clobenzorex : propriétés psychostimulantes, mais 20 fois moins puissant que l'amphétamine chez l'animal.

 

Potentiel de dépendance


Dépendance psychique forte pour les dérivés amphétaminiques, modérée pour les fenfluramines.

Syndrome de sevrage même après les sérotoninergiques : dépression.

Tolérance rapide aux effets anorexigènes, conduisant à l'augmentation des doses, à la découverte des effets psychostimulants, et l'apparition des effets indésirables psychiatriques et cardio-vasculaires.

Facteurs de risque : antécédents de boulimie.

 

Risques


Immédiats

Mydriase, syndrome sérotoninergique, nystagmus, infarctus, hypertension, insomnie, sécheresse buccale. hallucination, épilepsie.

 

Liés à une utilisation chronique

Dex et fenfluramine : valvulopathies cardiaques gauches ou bilatérales, avec régurgitation mitrale, tricuspide et aortique, avec histologie comparable au carcinome valvulaire (lié à la sérotonine), enregistrées avec la fenfluramine, et la dexfenfluramine, au bout de 9 mois de traitement en moyenne, et conduisant à la pose d'une prothèse et/ou au décès. Ces produits (Pondéral® et Isoméride®) ont été rétiré du marché en 1997, mais un dépistage et une surveillance des sujets traités au long cours est toujours d'actualité.

Hypertension artérielle pulmonaire primitive, effets rare mais incurable, pouvant conduire à une greffe pulmonaire et/ou au décès. Risque multiplié par 30 chez les sujets lors de traitements de plus de 30 mois.

Destruction des terminaisons nerveuses sérotoninergiques.

Dépression, psychose, manie,

Psychose avec les dérivés amphétaminiques comme amfépramone.

Rebond à l'arrêt du traitement : reprise de poids.

Fenfluramine : effets gastro-intestinaux plus fréquents, diarrhée, constipation, dépression somnolence

Effets surtout au début. Hépatite. Pancréatite

 

Grossesse


Pour les fenfluramines, faible nombre de grossesses exposées, pas d'augmentation du nombre de malformations.

Pour les autres, voir amphétamines.

 

Effets recherchés


Perte de poids.

Puis effets psychostimulants.

 

Modalités de prise


Voie orale.

Actuellement les anorexigènes mis sur le marché français sont à prescription initiale hospitalière réservée aux spécialistes en diabétologie, endocrinologie, et maladies métaboliques, médecine interne et aux centres du sommeil.

 

Prise en charge


Conseiller des traitements de courte durée, inférieure à 12 semaines, dans le cadre de la réduction de surpoids.

Rechercher des associations avec les laxatifs, les diurétiques, les émétiques ou la caféine.

Informer du risque de psychose surtout en cas d'antécédents personnels ou familiaux de psychose, ou d'antécédents d'utilisation de psychostimulants.

Surveiller toute déviation d'utilisation du benfluorex.

 

Pharmacocinétique


Action longue : amfépramone, fenproporex

Action brève : clobenzorex

T1/2 fenfluramine : 18 heures.

 

Interactions


Syndrome sérotoninergique.